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VIE DE PARENT : TOUT CE QUE L’ON AIMERAIT SAVOIR AVANT

L’arrivée de ma première fille a été un moment magique. L’accouchement a eu lieu par le siège assez rapidement et tout a changé en un instant. Avec mon conjoint, nous sommes passés instantanément du statut de « couple » au statut de « parents » heureux avec les responsabilités qui vont avec ! 

Ma volonté première a été de faire le tri par rapport à l’éducation que j’avais reçue pour espérer coller au mieux à l’image de « maman parfaite ». J’ai eu une réelle réflexion à ce sujet. Quelles valeurs héritées par mes parents souhaiterai-je vraiment garder et transmette à ma fille ? Quelles expériences est ce que je ne voudrai surtout pas reproduire ? Comment faire différemment ? Est-ce que cela fonctionnera ? Comment faire pour assumer mes choix ? Est-ce qu’on va être sur la même longueur d’ondes avec mon conjoint concernant les règles et les limites ? Etc…

Tout cela pour dire que j’ai à peine profité de ce grand moment de bonheur que je me suis  déjà mise une pression de dingue. Qu’est-ce qui nous aurait empêchés de réfléchir à toutes ces questions avant que j’accouche ? A moins d’être superstitieux…😅 

Au-delà de çà, il y a bien d’autres choses que l’on aimerait savoir avant de franchir la porte de la parentalité. C’est pourquoi je vous partage tout ce qui me semble, à mon sens, important de savoir en amont :

Etre bien entourée et soutenue

L’arrivée de notre bébé a beau être un moment unique, l’accumulation de la fatigue, les hormones, les nuits entrecoupées, les journées qui s’enchainent et se ressemblent peuvent nous ramener à la « dure » réalité. Notre vie change complètement, c’est un fait ! Mais il est important de se rappeler que l’on n’est pas seule. Il est donc judicieux de lister en amont (encore), les personnes proches et leurs horaires de disponibilité si parfois on ressent le besoin de parler à quelqu’un.

Avoir conscience que notre bébé ne fera pas ses nuits complètes avant plusieurs mois

Il faut savoir que jusqu’à 3 mois 90% des bébés se réveillent la nuit, 75% entre 3 et 5 mois, 65% entre 6 et 8 mois, et 47% se réveillent encore la nuit entre 9 et 12 mois. Pour ma part, j’ai eu de la chance car mes 2 filles ont réussi à faire leurs nuits dès 3 mois. Elles n’ont pas eu comme certains bébés peuvent avoir, des problèmes d’allergies, de reflux œsophagiens ou autres. Etant donné leur bon état de santé dès nourrisson, j’ai choisi en mon âme et conscience, pour chacune d’elles, de les laisser s’endormir seules pour qu’elles puissent en cas de réveils nocturnes se rendormirent seules. Car il faut savoir là encore (mais personne ne nous l’explique) que le bébé réveillé en pleine nuit a besoin de se retrouver dans les mêmes conditions qu’au coucher pour être rassuré et se rendormir.  Peu importe qu’il s’endorme au sein, à la tétine, en serrant le doigt du parent, en étant en co-dodo, avec une veilleuse, un doudou … l’essentiel est de choisir ce qui vous convient à vous, votre enfant et votre conjoint et que votre bébé retrouve ces mêmes conditions la nuit s’il se réveille.

Récupérer impérativement de l’énergie

A voir notre tête fatiguée, certaines personnes peuvent nous conseiller de nous reposer en même temps que notre bébé. L’idée peut être bonne en théorie, mais qui a déjà réussi à dormir sur commande ? Pas facile. On peut par contre opter pour certaines alternatives, comme la méditation qui est une détente profonde. Cette activité réalisée 20 minutes équivaudrait pour notre organisme à 2h de sommeil. Il existe également la sophrologie, la cohérence cardiaque, la relaxation et les micros siestes de 30min quand on se surprend à bailler et que notre bébé dort. Toutes ces alternatives peuvent être des moments ressourçants. Reste juste à être raisonnable et à éviter de profiter des siestes de notre bébé pour lancer une machine, faire le ménage ou repasser ! On tombe toutes dans ce piège.

Apprendre petit à petit à décrypter les pleurs de notre bébé

Les premiers mois, face aux pleurs de notre nourrisson, on peut se sentir démunie, impuissante, voire même incompétente, si la fatigue s’en mêle. Il est important de se répéter qu’en choisissant d’être parent on apprend chaque jour, tout comme les enfants. En réalité, les pleurs sont universels et signifient qu’un ou plusieurs besoins ne sont pas, ou mal, satisfaits. Il peut s’agir notamment d’un besoin de s’alimenter, de dormir,  d’avoir une couche propre, de faire un rot, etc. Si vous en ressentez le besoin, il existe des ateliers organisés sur les pleurs de bébé et cela peut même être une bonne idée cadeau à proposer dans la liste de naissance, au lieu de faire la collection de bodys et de pyjamas. 😉

Reprendre des forces grâce à l’alimentation

Après la naissance de notre bébé, le plus important est de tenir le coup. Il n’est donc pas question d’entamer un régime ou de sauter des repas. L’objectif est au contraire de reprendre des forces, d’autant plus si on allaite. Si on est bien entourée et soutenue, il est possible de demander à notre entourage, à tour de rôle de nous cuisiner des plats pour nous soulager dans notre nouvelle organisation.

Se ressourcer

Même la maman la plus parfaite a besoin de recharger ses batteries. Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est juste humain quand on y réfléchit. Comment aider son entourage si nous même on ne va pas bien ? L’un de nos besoins fondamentaux pour notre bon fonctionnement et notre bonne santé, est de nous ressourcer. Le tout est de réussir à prendre ce temps pour soi, régulièrement, de l’ancrer comme une routine. Cela peut passer par le fait de faire du sport, être au contact de la nature, avoir des interactions sociales, se faire un week-end entre copines, aller au cinéma, lire….

Envisager le fait que l’arrivée d’un 2e bébé peut créer de la jalousie chez l’ainé

Cela peut être un vrai chamboulement pour l’ainé. Inconsciemment, il peut avoir peur de perdre sa place dans la famille, de se sentir moins aimé…. Son tempérament peut jouer mais il faut savoir que notre attitude a un réel impact. Par exemple :

– Au lieu de faire reposer inconsciemment la «faute » sur notre futur bébé quand on ne peut pas répondre favorablement à notre ainé, le mieux serait de tourner les choses de manière positive. Concrètement, plutôt que de dire « Je ne peux pas te porter à cause du bébé que j’ai dans la ventre », on peut trouver une alternative comme « Tu as drôlement grandi et tu es devenu lourd. Je n’ai plus la force de te porter. Demande à papa qui a bien plus de forces que moi ».

– On peut avoir parfois un discours qui ne permet pas à notre ainé de se réjouir pleinement d’avoir bientôt un petit frère ou une petite sœur. Lui répéter des phrases du genre «Alors, t’es contente, tu vas avoir une petite sœur ? », « Faudra être gentille avec elle », « Elle aura besoin de dormir beaucoup donc il ne faudra pas faire de bruit quand elle sera à la sieste » peut lui générer plus d’agacement et de stress que de joie. L’objectif est de lui présenter cette arrivée de façon positive pour éviter de faire naître de la jalousie. On dira donc plutôt « Tu vas être sœur, c’est génial. Tu voudras avec quoi avec ta sœur quand elle sera née ? Est-ce que tu voudras lui donner le biberon ? Et quand elle sera plus grande, tu voudras jouer avec elle ? ». J’avoue que j’ai  découvert cette astuce un peu trop tard pour mon ainée.

– Une fois notre 2e bébé arrivé, l’idéal est d’expliquer à notre ainé tous les bons côtés que ce changement implique. « Grâce à l’arrivée de ta petite sœur, je suis en congé maternité. Je vais pouvoir venir te chercher à la sortie de l’école. Papa va être un mois à la maison et on va pouvoir jouer avec toi ».

– Notre manque de disponibilité pour notre ainé peut participer également à faire naître chez lui de la jalousie. On a donc tout intérêt à l’impliquer et de faire équipe avec lui quand il est question de ce bébé. On peut notamment lui demander son avis «Pourquoi penses-tu que ta petite sœur pleure ? », lui proposer de choisir les habits pour qu’il se sente utile. Et quand on est occupé à allaiter ou à donner le biberon, on peut l’occuper en lui proposant de coller des gommettes sur les habits du bébé.

illustration article blog vie de parent et conseils de Sandrine Bonnet

Avoir conscience que l’éducation du 1er enfant est plus ou moins différente du 2e enfant

A l’arrivée de notre deuxième bébé, on réalise souvent bien vite que le fait de vouloir être la « maman parfaite » nous pompe toute notre énergie et que l’on ne pourra pas tenir sur la durée. Inconsciemment, on sait que l’on doit changer très vite notre vision de la parentalité et abandonner, ou au mieux, alléger certaines règles que l’on suivait jusqu’à maintenant.

Voici les différences qui me viennent spontanément à l’esprit :

– Si devenir parent a été une grande nouveauté avec notre 1er bébé, avec pas mal de tâtonnements, ce n’est généralement pas le cas avec notre deuxième. On se sent normalement un peu plus compétent et confiant dans notre rôle parental.

– Avec le 1er enfant, on a du mal à trouver nos marques et on n’opte pas toujours pour les solutions les plus pratiques. Quand on part en week-end, on emmène la baignoire en plastique, le pot de chambre, le landau, le cosy, le lit pliant, de jolis vêtements. Je vous assure qu’avec le 2e enfant, on devient beaucoup plus pratico-pratique. 😅

– Quand on a que notre bébé à nous occuper, on a tendance à lui changer ses couches toutes les demi-heures pour qu’il soit propre et qu’il sente bon. Dès qu’il fait la moindre régurgitation sur son pyjama ou le bavoir de protection pour le rot, on met tout au sale. A l’arrivée du 2e bizarrement, on devient généralement moins sensible aux odeurs et on devient souvent moins exigent.

– Lors de nos débuts en tant que maman, on veut forcément offrir le meilleur à notre bébé notamment quand il est question de l’étape de la diversification alimentaire. Je me revois encore éplucher des légumes frais, les faire bouiller et les mixer pour en faire des petits pots maison. Il faut avouer que je n’ai pas eu ce courage pour ma 2e

En ce qui concerne les vêtements, on ne fait généralement porter à notre 1er bébé que des habits neufs. Là encore, on veut le meilleur pour lui : body 100% coton, habits « made in France », ensemble trop craquant…Il se peut même que l’on refuse les vêtements 1er âge que notre meilleure amie mettait à son bébé et qui ont peu servis. Avec notre deuxième bébé, c’est souvent l’inverse. On va essayer de réutiliser au maximum les vêtements du premier. On se rend compte que cela coûte une fortune et qu’ils grandissent tellement vite qu’ils n’ont pas le temps d’user leurs habits.

A l’arrivée du 1er bébé, on nous répète que c’est important de le baigner tous les soirs pour qu’il se détende. Donc, on se conforme à cette recommandation. On investit dans une baignoire adaptée à sa taille et on prend le temps de choisir le meilleur gel douche. Avec le 2e bébé, les soirées sont bien plus chronométrées et il faut avouer que le bain un soir sur deux ça marche aussi. On se rend compte qu’il n’a pas transpiré et qu’il n’est pas si sale après sa journée.

Pour notre 1er enfant, on s’astreint souvent à mettre en place une routine du coucher à heure fixe, avec pourquoi pas un petit temps de lecture. Avec le 2e enfant, on a généralement moins de patience. En fin de journée, on n’a plus forcément la force de se battre pour établir des règles et les faire respecter. La routine du soir peut passer un peu à la trappe ou être moins structurée.

Pour aider notre 1er enfant à se créer des amitiés, on a tendance à lancer des invitations pour jouer à plusieurs à la maison, à s’organiser avec les autres mamans pour prendre le relais. Les anniversaires sont préparés de telle manière que les copains se souviendront de ces moments. On a dans notre répertoire téléphonique une liste phénoménale de parents. Avec notre 2e enfant, on se rend compte qu’il peut hériter des amis de son frère ou de sa sœur aînée et que ce n’est pas si compliqué de se faire des amis.

– Avec le sujet des jouets, c’est un peu le même topo. Pour notre 1er enfant, on prend le temps de choisir des jeux en bois, de qualité supérieure, homologués, provenant tant que possible de l’UE…. On veut un certain standard et surtout pas des jeux de 2e main trouvés sur Ebay ou en brocante. Avec le 2e on est souvent moins regardant. Si les jouets de l’ainé sont encore à peu près en bon état, il peut jouer avec. On attend généralement les anniversaires ou les noëls pour se faire offrir de nouveaux jeux qui ne soient rien qu’à lui et tous neufs.

Pour ce qui est de la télé, on a tendance à cadrer la durée et le contenu pour notre 1er . Mon ainée a été bercée par «les clipounets », « les petites bêtes » et autres DVD uniquement le week-end et pas longtemps. Je passais surtout beaucoup de temps avec elle à faire des travaux manuels : dessin, peinture, poterie, origamis….Inconsciemment, avec ma cadette, on est passé aux dessins animés à la télé, en cadrant moins la durée, mais heureusement dans des proportions qui n’ont jamais posés problème à son bon développement. En même temps, il est tellement facile de laisser ses enfants devant la télé quand on est nous-même fatigué, moins patient avec 2 enfants qui se chamaillent régulièrement, et stressé par la montagne de choses qu’il nous reste à gérer. Sachez tout de même qu’il est déconseillé de laisser son jeune enfant regarder tout type d’écran avant l’âge de 3 ans.

Avec notre premier enfant, on veut le meilleur pour lui et cela va jusqu’aux chaussures. On lui achète que de la qualité et de la marque. Quand notre 2e est en âge de porter les chaussures de l’ainé qu’il a peu porté et qui sont quasi neuves, on a tendance à être moins exigent et à lui faire essayer.

On veut bien entendu le meilleur pour notre ainé comme pour nos autres enfants, sans faire de différences, mais le contexte évolue alors notre façon de penser et de faire aussi.

C’est en devenant parent que l’on apprend jour après jour à être parent et à nous ajuster en fonction de nos expériences et de nos besoins. Nous faisons tous de notre mieux et c’est le plus important.

Si vous avez besoin d’aide pour cheminer dans votre réflexion parentale et améliorer vos pratiques éducatives dans le but d’instaurer un climat familial apaisé, sachez qu’une méthodologie est nécessaire ainsi qu’un travail de fond afin d’obtenir des résultats efficaces sur la durée. C’est pourquoi, je vous propose un accompagnement personnalisé, en fonction de vos besoins. Je vous invite à réserver votre appel découverte sur mon site www.sandrine-bonnet.fr , pour un premier échange gratuit et sans engagement de 30 minutes.

Prenez soin de vous et de votre famille.